Quatrième partie du programme : conduire le PC du premier signal jusqu'au retour à la normale. Lecture : 5 minutes.
1 De l'alarme à l'alerte
Le PC reste occupé en permanence : il suit le SSI, tient la main courante, coordonne.
Levée de doute : le chef d'équipe envoie un agent (ou un binôme) en reconnaissance, avec radio et moyen d'extinction. La temporisation de l'alarme générale est limitée à 5 minutes.
Sinistre confirmé : alerte des sapeurs-pompiers (MS 70) et mise en sécurité selon les consignes. Même un feu éteint par un agent fait l'objet d'une alerte selon les consignes et d'une surveillance du local (reprise possible).
Passage de l'alarme restreinte à l'alarme générale : décision de la personne désignée dans les consignes (en général le responsable de sécurité présent).
Message d'alerte : court et factuel. Où (adresse exacte, accès à utiliser), quoi (nature du sinistre, ce qui brûle), qui (victimes éventuelles, mesures déjà prises). On ne raccroche pas le premier.
2 Évacuation
Guide-file : ouvre la marche vers les dégagements. Serre-file : ferme la marche, vérifie qu'il ne reste personne (sanitaires, bureaux) et referme les portes.
Ascenseurs ordinaires : jamais utilisés par le public pour évacuer.
Personnes à mobilité réduite : consignes spécifiques, espaces d'attente sécurisés, aide humaine adaptée.
Types U et J : évacuation différée, d'abord un transfert horizontal vers un compartiment ou une zone protégée voisine.
Recensement au point de rassemblement : signaler au COS les personnes manquantes.
Victime signalée : un agent formé porte les premiers secours, le chef d'équipe garde la coordination depuis le PC et complète l'alerte.
3 L'arrivée des secours : le COS décide
Un agent est désigné dès le début pour accueillir et guider les secours vers le PC et le sinistre. Le PC tient prêts : plans d'intervention, clés et passes, liste des risques particuliers (stockages dangereux, locaux techniques, coupures).
Dès son arrivée, le COS dirige seul les opérations. Le chef d'équipe devient son conseiller technique : il transmet la localisation du sinistre, l'état des DAS, le recensement et les risques du site, puis se tient à sa disposition (guidage, plans, manœuvres SSI).
Coupure des énergies et commandes de désenfumage : selon les consignes ou à la demande du COS (une coupure prématurée peut gêner l'éclairage, les ascenseurs, le désenfumage mécanique).
Radio : messages courts, émetteur et destinataire identifiés, accusé de réception.
Communication vers les médias : relève de la direction, pas du chef d'équipe.
4 Après le sinistre
Surveillance du local sinistré et des volumes voisins (reprise de feu dans les gaines, faux plafonds) ; préservation des lieux pour l'enquête.
Réarmement du SSI : cause disparue et accord du COS, sinon les DAS retombent et l'alarme peut repartir.
Main courante : tenue en temps réel, avec l'heure de chaque événement et décision ; elle sert au compte rendu, au retour d'expérience et à l'enquête.
Compte rendu des mesures prises et moyens engagés rédigé par le chef d'équipe, puis débriefing.
★ À retenir
PC toujours occupé ; levée de doute par un agent équipé d'une radio.
Temporisation de l'alarme générale : 5 minutes maximum.
Le COS est le seul décideur dès son arrivée ; le chef d'équipe le conseille.
Réarmement : cause disparue + accord du COS. Main courante en temps réel.
⚠️ Pièges classiques d'examen
« Le chef d'équipe garde la direction des opérations » après l'arrivée des pompiers : faux.
Un feu éteint n'est pas une raison de ne pas alerter.
Ne coupez pas les énergies de votre propre initiative : consignes ou demande du COS.
Pendant un sinistre, que doit garantir avant tout le chef d'équipe concernant le poste de sécurité ?
Qu'il soit confié aux premiers sapeurs-pompiers arrivés pour libérer l'équipe de sécurité
Qu'il reste occupé en permanence pour suivre le SSI, tenir la main courante et coordonner l'équipe
Qu'il soit fermé à clé dès l'alarme générale pour protéger les commandes du SSI
Qu'il soit évacué en même temps que le public si les fumées progressent vers lui
Bonne réponse : Qu'il reste occupé en permanence pour suivre le SSI, tenir la main courante et coordonner l'équipe. Le PC est le centre de commandement du service de sécurité (art. MS 50 : occupé en permanence) ; il est protégé ainsi que ses accès contre un feu. Il ne reste jamais sans opérateur.
Dès la réception d'une alarme feu sur une zone, que fait en priorité le chef d'équipe ?
Envoie un agent équipé d'une radio lever le doute sur la zone concernée
Déclenche immédiatement l'alarme générale, sans aucune vérification
Envoie toute l'équipe sur la zone pour maximiser les chances de maîtriser le feu
Attend la confirmation d'un second détecteur avant d'engager la moindre action
Bonne réponse : Envoie un agent équipé d'une radio lever le doute sur la zone concernée. La levée de doute est faite sur place par un agent (ou un binôme) équipé d'une radio et d'un moyen d'extinction, pendant que le PC reste tenu. Le chef d'équipe décide ensuite des suites : alerte, alarme générale, mise en sécurité.
Dans un ERP, au bout de combien de temps maximum l'alarme générale se déclenche-t-elle automatiquement après une alarme restreinte lorsqu'une temporisation est prévue ?
15 minutes
2 minutes
10 minutes
5 minutes
Bonne réponse : 5 minutes. Art. MS 66 § 3 : déclenchement automatique de l'alarme générale au bout d'une temporisation réglable, avec un maximum de cinq minutes. Une commande manuelle sur le tableau de signalisation permet de la déclencher immédiatement (§ 4). Seuls les équipements d'alarme de types 1, 2a et 2b comportent une temporisation (art. MS 62).
Pendant un sinistre, quand la coupure générale des énergies (électricité, gaz) est-elle réalisée ?
Dès que le premier agent arrivé sur place le juge utile, sans en référer au PC
Selon les consignes de l'établissement ou à la demande du COS
Jamais par le service de sécurité incendie, qui n'est pas habilité à le faire
Systématiquement dès la première alarme restreinte, pour éviter tout risque électrique
Bonne réponse : Selon les consignes de l'établissement ou à la demande du COS. Une coupure prématurée peut gêner l'évacuation (éclairage, ascenseurs, désenfumage mécanique). Elle se fait selon les consignes ou à la demande du COS, qui en mesure les conséquences.
À quelle condition le SSI est-il remis en état de veille (réarmement) après un sinistre ?
Dès que le chef d'équipe a constaté que l'alarme s'est arrêtée
Dès que le public a quitté le bâtiment, pour permettre le retour à la normale
Dès l'arrivée des sapeurs-pompiers, pour libérer le PC
Après disparition de la cause de l'alarme et avec l'accord du COS
Bonne réponse : Après disparition de la cause de l'alarme et avec l'accord du COS. Réarmer trop tôt ferait retomber des DAS (portes, clapets) et pourrait relancer une alarme en pleine intervention. Le réarmement (niveau d'accès 2) se fait cause disparue, avec l'accord du COS, et il est consigné en main courante.
Comment la main courante du PC doit-elle être tenue pendant un sinistre ?
Par le COS, dès son arrivée, puisqu'il dirige les opérations
En temps réel, avec l'heure de chaque événement et de chaque décision
Une fois l'intervention terminée, à partir des notes des agents
Sur des feuillets volants, regroupés ensuite dans un rapport de synthèse
Bonne réponse : En temps réel, avec l'heure de chaque événement et de chaque décision. Tenue au fil de l'eau par un opérateur du PC, la main courante horodatée sert au compte rendu, au retour d'expérience et, le cas échéant, à l'enquête.
À quoi sert avant tout le recensement au point de rassemblement ?
À établir le temps d'évacuation à porter au registre de sécurité
À dresser la liste des clients à recontacter après l'événement
À autoriser le retour du public dès que tout le monde est présent
À signaler au COS les personnes manquantes ou restées dans le bâtiment
Bonne réponse : À signaler au COS les personnes manquantes ou restées dans le bâtiment. Le recensement informe immédiatement le COS des personnes manquantes : c'est une information décisive pour orienter les reconnaissances et les sauvetages.
« Une fois les sapeurs-pompiers sur place, le chef d'équipe SSIAP 2 conserve la direction des opérations de lutte contre l'incendie. » Cette affirmation est :
Vraie, jusqu'à la fin de l'évacuation du public
Vraie, en l'absence de l'exploitant
Vraie, si le feu est limité à un seul local
Aucune de ces propositions n'est exacte
Bonne réponse : Aucune de ces propositions n'est exacte. Dès son arrivée, le COS dirige seul les opérations. Le chef d'équipe devient son conseiller technique et met son équipe à sa disposition.